{"id":62,"date":"2019-11-30T17:16:01","date_gmt":"2019-11-30T16:16:01","guid":{"rendered":"http:\/\/amae.eu\/?page_id=62"},"modified":"2023-06-02T15:50:35","modified_gmt":"2023-06-02T13:50:35","slug":"les-fetes-de-largonne","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/amae.eu\/index.php\/les-fetes-de-quartier\/les-fetes-de-largonne\/","title":{"rendered":"Les F\u00eates de l&rsquo;Argonne"},"content":{"rendered":"\n<p>Avant l\u2019urbanisation exponentielle d\u2019Orl\u00e9ans dans les ann\u00e9es 1960, les quartiers Est d\u2019Orl\u00e9ans \u00e9taient organis\u00e9s en faubourgs selon les grands axes routiers : <a href=\"http:\/\/amae.eu\/index.php\/les-fetes-de-quartier\/les-fetes-de-bellebat\/\">Bellebat<\/a>, l\u2019Argonne, la Barri\u00e8re Saint-Marc et Saint-Marc. Dans tout Orl\u00e9ans se multipliaient des f\u00eates de quartier durant lesquelles les riverains rivalisaient d\u2019imagination pour surpasser les quartiers voisins. Au-del\u00e0 d\u2019une comp\u00e9tition, ces f\u00eates \u00e9taient le pr\u00e9texte \u00e0 visiter les autres quartiers d\u2019Orl\u00e9ans puisque tous \u00e9taient bienvenus. A l\u2019Argonne, les f\u00eates \u00e9taient organis\u00e9es par le Comit\u00e9 des F\u00eates et de D\u00e9fense de ses habitants, cr\u00e9\u00e9 en 1935 apr\u00e8s que la centaine de logements dans les cit\u00e9s Rouge et Bleue furent occup\u00e9s. Ce comit\u00e9 \u00e9tait constitu\u00e9 d\u2019une douzaine de membres. Au gr\u00e9 des \u00e9poques se sont succ\u00e9d\u00e9 Edgar Dargery et Le Provost (Pr\u00e9sidents), M. Villain (secr\u00e9taire), M. Luizard et Mme Lydie Gascoin (Tr\u00e9soriers) et MM. D\u00e9sbr\u00e9e, Fortin, Boudet, Destat, Augeray, Meunier, Resneau, Bernardeau, Bellouet, Lachautre, M\u00e9chin, Gaucher, Boudet.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.pellerine-orleans.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/Caricature-Comit\u00e9-des-F\u00eates-de-lArgonne-La-R\u00e9publique-du-Centre-8-septembre-1953-1024x738.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1550\" width=\"376\" height=\"271\"\/><figcaption>Caricature du Comit\u00e9 des F\u00eates de l\u2019Argonne. La R\u00e9publique du Centre, 8 septembre 1953.. <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Le Comit\u00e9 s\u2019est rapidement attel\u00e9 \u00e0 l\u2019organisation de trois f\u00eates annuelles : le Th\u00e9\u00e2tre de verdure, la F\u00eate Foraine et l\u2019Arbre de No\u00ebl.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">LE TH\u00c9\u00c2TRE DE VERDURE<\/h2>\n\n\n\n<p>Le Th\u00e9\u00e2tre de verdure \u00e9tait un spectacle en plein air organis\u00e9 en juin avec un programme \u00e9tabli depuis P\u00e2ques. Il se tenait sur la place Louis-Loucheur, dans la cit\u00e9 Rouge. Il pouvait s\u2019agir de chansons, de pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, de num\u00e9ros de music-hall ou de musique, clowns, acrobates, de chants viennois, de chansons cubaines et du spectacle de danse du \u00ab\u00a0Corps de ballet de l\u2019\u00c9toile de l\u2019Argonne\u00a0\u00bb\u2026 Entre P\u00e2ques et juin, les jeunes et moins jeunes r\u00e9p\u00e9taient leurs r\u00f4les ou leurs partitions. Les costumes \u00e9taient fabriqu\u00e9s par les \u00e9pouses des membres du Comit\u00e9 et par les familles. Le spectacle \u00e9tait payant. La recette servait \u00e0 la pr\u00e9paration de la f\u00eate foraine de septembre pour payer les musiciens et les soci\u00e9t\u00e9s de gymnastes ou de majorettes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">LA F\u00caTE FORAINE<\/h2>\n\n\n\nngg_shortcode_0_placeholder\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Cliquez sur les fl\u00e8ches \u00e0 droite ou gauche pour changer de photo. Cliquez sur la photo pour qu&rsquo;elle apparaisse en grand.<\/p><p><\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>La f\u00eate foraine, qui avait lieu le premier dimanche de septembre, commen\u00e7ait le samedi et finissait le lundi soir. Les commerces \u00e9taient d\u00e9cor\u00e9s avec des guirlandes, des branches de sapin et des fleurs en papier multicolore. Pour les particuliers, un sapin, garni de fleurs en papier, \u00e9tait d\u00e9pos\u00e9 sur le trottoir devant chaque maison. Les forains (vente de confiseries, man\u00e8ges, stand de tir, loterie\u2026) s\u2019\u00e9tablissaient d\u00e8s le vendredi au carrefour des rues de l\u2019Argonne et de Reims qui s\u2019appelait encore rue du Fil-Soie. La buvette \u00e9tait organis\u00e9e par M. et Mme Rouill\u00e9. Le samedi soir un spectacle avec des chanteurs, conteurs, comiques, danseuses, clowns \u00e9tait propos\u00e9 place Louis-Loucheur. Le dimanche \u00e0 14h commen\u00e7ait la cavalcade avec corso fleuri. Celui-ci d\u00e9fi lait depuis la gare d\u2019Orl\u00e9ans jusque dans les rues du quartier avec une musique invit\u00e9e. On comptait parmi les chars celui de la Reine et de ses demoiselles d\u2019honneur, de l\u2019Argonne Circus et des chars pour chaque saison. Ce corso \u00e9tait accompagn\u00e9 par les musiques des villes environnantes, par des groupes d\u2019enfants costum\u00e9s et par les gymnastes des cercles de sport d\u2019Orl\u00e9ans. Apr\u00e8s le d\u00e9fil\u00e9, les musiques donnaient un concert et les gymnastes faisaient des d\u00e9monstrations. Le dimanche soir \u00e9tait organis\u00e9e une retraite aux flambeaux et aux lampions qui se terminait par un bal avec orchestre jusqu\u2019\u00e0 tard dans la nuit. Le lundi apr\u00e8s-midi \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9 aux activit\u00e9s pour les enfants, avec un d\u00e9fil\u00e9 dans le quartier. Les jeux comprenaient diff\u00e9rentes courses (en sac de toile de jute, de brouettes, de lenteur \u00e0 v\u00e9lo), le jeu du casse-pot pour les gar\u00e7ons, des concours de grimaces, des concours de v\u00e9los et de poussettes fleuris, des marcher sur les mains. Les filles pouvaient s\u2019adonner au jeu de ciseaux : les yeux band\u00e9s, elles devaient couper un fil tendu pour obtenir le cadeau qui \u00e9tait accroch\u00e9 au bout. Ensuite venait le temps du l\u00e2cher de ballons. Apr\u00e8s le tirage de la tombola dont les gros lots \u00e9taient achet\u00e9s par le Comit\u00e9 et les petits lots fournis par les commer\u00e7ants, la f\u00eate se terminait le lundi soir par un feu de joie. Un mannequin \u00e9tait promen\u00e9 dans le quartier puis le pr\u00e9sident le br\u00fblait et tous dansaient autour en chantant \u00ab\u00a0C\u2019\u00e9tait un macchab\u00e9e, macchab\u00e9e\u2026\u00a0\u00bb.<br>Le succ\u00e8s de cette f\u00eate foraine \u00e9tait assur\u00e9 par de nombreuses bonnes volont\u00e9s. M. Duchesne, marchand de bois et de charbon, pr\u00eatait son camion. Le menuisier fournissait les madriers et planches n\u00e9cessaires \u00e0 la construction du podium. M. Boismoreau qui avait un petit orchestre dont il \u00e9tait le chanteur, assurait aussi l\u2019animation de la f\u00eate. Tous \u00e9taient ouvriers et employ\u00e9s mais peu \u00e9taient commer\u00e7ants. Il n\u2019existait ni salle de r\u00e9p\u00e9tition, ni salle des f\u00eates, si bien que tous redoutaient les intemp\u00e9ries. Les familles consacraient leurs soir\u00e9es d\u2019\u00e9t\u00e9 \u00e0 fabriquer des fleurs en papier cr\u00e9pon, fourni par le Comit\u00e9, \u00e0 la construction des chars du corso par les hommes et \u00e0 leur d\u00e9coration par les femmes. On se r\u00e9unissait dans les maisons ou dans leurs cours en chantant.<\/p>\n\n\n\nngg_shortcode_1_placeholder\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019ARBRE DE NO\u00cbL<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019arbre de No\u00ebl se tenait \u00e0 la Villa S\u00e9bastopol, rue aux Ligneaux, dans le quartier Saint-Marc car il n\u2019existait pas de salle ad\u00e9quate dans le quartier<br>de l\u2019Argonne. Cet \u00e9v\u00e8nement connaissait un grand succ\u00e8s puisque l\u2019on recense plus de 400 participants en 1949. Les enfants s\u2019inscrivaient gratuitement au spectacle. Des cadeaux et friandises provisionn\u00e9es par les commer\u00e7ants leur \u00e9taient distribu\u00e9s. Un go\u00fbter \u00e9tait \u00e9galement offert<br>aux personnes \u00e2g\u00e9es ou parfois un repas, si les finances du Comit\u00e9 le permettaient.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces f\u00eates se sont interrompues pendant la seconde guerre mondiale, entre 1939 et 1945. Elles ont repris en 1946 avant de s\u2019\u00e9teindre dans les ann\u00e9es<br>1970.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avant l\u2019urbanisation exponentielle d\u2019Orl\u00e9ans dans les ann\u00e9es 1960, les quartiers Est d\u2019Orl\u00e9ans \u00e9taient organis\u00e9s en faubourgs selon les grands axes routiers : Bellebat, l\u2019Argonne, la Barri\u00e8re Saint-Marc et Saint-Marc. Dans tout Orl\u00e9ans se multipliaient des f\u00eates de quartier durant lesquelles les riverains rivalisaient d\u2019imagination pour surpasser les quartiers voisins. 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