Écrivain, poète, publiciste, Charles Péguy est né à Orléans le 7 janvier 1873, 50 rue du Fg Bourgogne dans une modeste maison.

Carte postale représentant la maison de Charles Péguy. Source : Archives Municipales et Communautaires d’Orléans Métropole

Il entre à l’école annexe de l’Ecole normale d’instituteurs en 1879 et est reçu au certificat d’études primaires en 1884. Il obtient une bourse pour entrer en sixième au Lycée Pothier où il accumule les prix d’excellence, puis au Lycée Lakanal de Sceaux. Il intègre l’Ecole normale supérieure le 2 novembre 1894. Il s’engage alors dans l’action politique, milite pour les idées socialistes et défend ardemment la cause d’Alfred Dreyfus.

Carte postale illustrant la maison de Charles Péguy, rue du Faubourg de Bourgogne à Orléans. Source : Collection personnelle André Rouleau, publié dans le groupe Facebook Orléans Insolite le 06/05/2021.

En 1895 il s’installe pour quelques mois au 2 bis rue de Bourgogne à Orléans et commence à y écrire son drame en trois parties sur Jeanne d’Arc. Il contribue alors à la création du Groupe d’Etudes Sociales d’Orléans. En 1897, il se marie avec Charlotte Beaudoin, démissionne de l’ENS, et ouvre une librairie à Paris. A partir de 1900 il fonde et publie les Cahiers de la Quinzaine. Au fil des ans, Charles Péguy s’éloigne de ses amis socialistes et combat les compromissions des organisations politiques. À partir de 1905, il s’engage dans une défense passionnée de la Patrie et renoue avec la foi chrétienne, en restant très critique à l’égard de l’église catholique. Le 4 août 1914, il prend le commandement de la 19e compagnie du 276e régiment d’infanterie et meurt à sa tête, à Villeroy (77).

Le samedi 5 septembre, en fin d’après-midi, le lieutenant Charles Péguy est tué aux alentours du village de Villeroy près de Meaux au cours d’un combat de rencontre avec les unités d’arrière-garde de la Ière armée allemande du général Alexandre von Kluck. Il est l’un des premiers morts de la bataille de la Marne qui, dès le lendemain et pendant quatre jours historiques, va opposer entre Meaux et Verdun plus de deux millions d’hommes sur un front de 250 kilomètres (Source : Eric Gonzalez, Groupe Facebook « Orléans Insolite« ).

En 1930, à l’initiative du comité des amis de Charles Péguy, il est décidé d’ériger un monument en souvenir du poète. Il est implanté à l’entrée du faubourg Bourgogne où Péguy passa son enfance, un square étant aménagé pour l’accueillir. Au cours de la deuxième Guerre mondiale, il reçoit un éclat d’obus qui lui perce le front à l’endroit même où le poète fut atteint sur le champ de bataille de Villeroy en 1914, raison pour laquelle il est décidé de le laisser en l’état. (Source : Eric Gonzalez, Groupe Facebook « Orléans Insolite« )

Les œuvres poétiques et en prose complètes de Charles Péguy ont été publiées à la Pléiade.

Une stèle dédiée à Charles Péguy est disposée au croisement de la rue Charles Péguy et de la rue du Faubourg de Bourgogne.

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Auteurs : R. Blondel et J. Jacob