Jeanne d’Arc – 2 –

Bonsoir à toutes et à tous, Jeanne d’Arc a livré son premier combat et a remporté sa première victoire à Saint Jean de Braye. Aussi, François Marchand, auteur abraysien, a écrit dans l’un de ses livres : « Saint Jean de Braye devrait figurer en bonne place dans l’Histoire de France ». Afin d’honorer « Jeanne la Lorraine », c’est le 27 février 1961, que le Conseil Municipal de notre commune donna le nom de Jeanne d’Arc à la rue autrefois appelée « Rue Basse ». Elle commence rue des Châtaigniers et se termine Avenue Louis Joseph Soulas. A l’occasion des fêtes du 500ème anniversaire, le maire Louis Gallouédec et son équipe municipale ont inauguré le monument de la Place Saint Loup le 4 mai 1929. Chaque année, le 1er mai, avant la traversée de la Loire, la jeune fille qui incarne Jeanne d’Arc et ses pages, sont accueillis au port Saint Loup par le maire de Saint Jean de Braye et les élus abraysiens. Demain, 1er Mai 2023, Madame le Maire, Vanessa Slimani, accueillera donc Clairvie Quesne, lycéenne de 16 ans qui figurera Jeanne. Très bonne soirée à vous, et à demain. Sources : Livre de François Marchand CPA : collection G. Creusillet Photos : ChR Inauguration du monument en 1929 Monument aujourd'hui Monument aujourd'hui

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Jeanne d’Arc – 1 –

Bonsoir à toutes et à tous, Bientôt les fêtes de Jeanne d’Arc à Orléans et la chevauchée du 1er mai. Le départ de la chevauchée est donné à 10h, place du Martroi avant de relier le Port Saint Loup autour de 11h45, puis la traversée de la Loire. Ces fêtes se tiendront pour leur 594e édition du 29 avril au 8 mai 2023. Mais, savez-vous que Jeanne d’Arc a séjourné à Chécy puis à Saint Jean de Braye ? Jeanne d’Arc, née en 1412 à Domrémy (village situé dans les Vosges) est une jeune fille issue d’une famille de laboureurs aisés de Lorraine. Elle dit entendre des voix qui lui demandent de se rendre auprès de Charles VII, fils du roi de France écarté du pouvoir au profit d’un roi anglais, et de l’emmener à Reims pour qu’il y soit sacré. Elle sera nommée chef de l’armée pour « bouter hors de France les anglais » qui ont investi indûment le royaume de France et le duché d’Orléans alors que le Duc Charles d’Orléans a été fait prisonnier en Octobre 1415 à la bataille d’Azincourt. A son retour de Chinon, elle franchit la Loire en vis à vis de Chécy, et se rend au Château de Reuilly. Le 29 Avril 1429, elle traverse Saint-Jean de Braye. Elle se serait arrêtée dit-on à la Fosse Belaude pour se reposer, avant d’entrer à Orléans vers 8H00 du soir où l’accueille une foule impatiente. Le 4 Mai, Jeanne d’Arc avec ses compagnons d’armes, La Hire, Xaintrailles, Dunois et ses troupes reprendront la Bastille Saint-Loup que les Anglais avaient fortifiée dès le mois d’Octobre 1428. Par la suite, les choses tournent au drame….. Jeanne d’Arc est brûlée vive à Rouen le 30 mai 1431. Excellente soirée et à demain. Sources : Site de la ville de Saint Jean de Braye et livre « 100 héroïnes…

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Histoire de sabots

Bonsoir à toutes et à tous, Pas de doute, cette histoire ne peut pas avoir été écrite de nos jours : plus de sabots dans nos pieds, plus de sabotiers non plus ! Elle date de 1947, les temps ont bien changé en 76 ans ! Mon sabot raconte son histoire. Aujourd’hui mercredi, dans la soirée, je dépose sur la plaque de fonte, qui est devant la cheminée, mes sabots de noyer…. Tout à coup, j’entends un léger murmure : C’est mon sabot qui raconte son histoire. « Jadis, dit-il, je dressais ma cime à la lisière d’un pré. Mais un jour, des bûcherons vinrent couper mon tronc et firent des fagots avec mes branches. Je restai allongé sur le pré durant tout un hiver puis je fus chargé sur un fardier et emmené à la scierie de la gare.Là, on me débita en morceaux qui furent transportés chez un sabotier… Un jour, notre homme prit un morceau et commença à tailler, à rogner, à creuser. Il chantonnait pendant que sous ses outil, des copeaux filaient. Quand je fus creusé et poli, il prit son ciseau et commença à sculpter des feuilles de cerisier pour m’embellir, puis mon frère et moi, nous fûmes recouverts de vernis et envoyés dans un magasin. C’est là que tu es venu me choisir. Texte de M. Bouteloup (13 ans) Sources : En grappillant - revue mensuelle - École publique de garçons - St Jean de Braye - Loiret - 2 ème année - numéro 1 - Octobre 1947 - Le sabotier

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« Les Saints de Glace » et les semis

Bonsoir à toutes et à tous, Vous connaissez sans doute des jardiniers ? Aujourd’hui, tous vous diront qu’il faut attendre la mi- mai, que les « Saints de Glace » soient passés, pour faire les semis au jardin. "Saint Servais, Saint Pancrace et Saint Mamert font à eux trois un petit hiver", dit le dicton. Les Saints de glace, qui s'étalent chaque année du 11 au 13 mai, apporteraient avec eux le froid, la gelée et les ultimes sursauts de l'hiver, selon la croyance populaire. Ce soir, c’est N. Hadelin, élève de la classe de M. GOBIN en 1947, qui nous raconte «  Nous plantons des haricots », très certainement après les « Saints de glace » !!!!! Jeudi dernier, papa, maman, ma sœur et moi, nous sommes allés semer des haricots dans notre champ près de l’usine de fer à bœufs. Le matin, papa avait tracé des billons avec un cheval et une charrue et il les avait roulés. Arrivés au champ, nous nous sommes séparés en deux équipes : papa et ma sœur d’une part, maman et moi de l’autre. Ma sœur et moi, nous prîmes chacun une casserole pleine de haricots rouges et le travail commença. A l’aide d’une binette, juste sur le milieu du billon, maman creusait des petits trous espacés d’une cinquantaine de centimètres dans lesquels je déposais sept à huit haricots. Ensuite, à l’aide de la terre du trou suivant, elle rebouchait le trou précédent. Le travail se continua ainsi toute l’après-midi. Quand notre besogne fut finie, nous repartîmes à la maison, tout joyeux du bon travail que nous venions d’accomplir. Excellente soirée à vous et à demain. Photo : Homme et cheval au travail (Internet) Sources : En grappillant - revue mensuelle - Ecole publique de garçons - St Jean de Braye - Loiret - 1ère année - numéro 4 - Mai et Juin 1947. Excellente soirée à vous, et…

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A la boulangerie

Bonsoir à toutes et à tous, Changeons de sujet ce soir et revenons aux textes écrits par les élèves de M. G. GOBIN, instituteur à l'école de garçons de la mairie en 1947 et publiés dans la revue mensuelle de la coopérative scolaire "EN GRAPILLANT" : A la boulangerie : Jeudi dernier, maman me dit : »Je vais à Orléans ; en passant, je te laisserai à la boulangerie et tu verras papa travailler ». Aussitôt arrivé, je rencontrai madame Desgland, la boulangère, et je lui demandai la permission d’entrer dans le fournil pour voir papa. Elle répondit : « va !, c’est au fond du couloir, la porte à droite". Quand j’entrai dans le fournil, papa préparait les pains. Son apprenti, monsieur Roger Fautrelle, prenait la pâte dans l’ancien pétrin, la pesait et la jetait sur une planche ; là, papa la saisissait, faisait des baguettes d’égale longueur qu’il mettait dans les panetons. Quand ce travail fût terminé papa ouvrit la porte du four, décrocha une pelle suspendue au plafond et sortit les beaux pains croustillants de la fournée précédente. Ensuite, il alluma les deux brûleurs à mazout et l’on ne s’entendait plus parler…. Au bout de quelques instants, papa mit une autre fournée au four. Pendant que les pains cuisaient, un grillon chantait ; papa me dit que c’était « le grillon du foyer ». En cherchant le cri-cri, je soulevai quelques brins de cotrets et j’aperçus des cafards qui se sauvaient. Je les tuai à coups de morceau de bois. Mais, maman arriva et je repartis content d’avoir vu travailler papa. Ce métier est pénible, éreintant, mal sain et beaucoup de boulangers sont malades du foie. Pour votre information : La boulangerie Desgland se trouvait au 195 RUE DU FAUBOURG DE BOURGOGNE à SAINT JEAN DE BRAYE. Le dernier boulanger avant la fermeture définitive se nommait : Thierry Bouchereaux. Texte de Guy Bedouet (10 ans 1/2).…

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Le Courtil Loison

Bonsoir à toutes et à tous, Connaissez vous le quartier du Courtil Loison, en bordure de la rue de la Liberté ? En vieux français, Courtil signifie « cour » ou « jardin de campagne ». Le Littré, dictionnaire de la langue française, nous dit que c’est un « petit jardin attenant à une maison de paysan ». Ce clos cadastral a vu en 1976 l’édification d’une école maternelle (2 classes) au 3 rue de la Liberté. Les terrains avaient été acquis par la ville à partir de 1972, les travaux ont débuté début juillet et bien sur, la rentrée n’a pu se faire dans les nouveaux locaux, mais les enfants ont été accueillis à l’école Louis Petit, et c’est seulement mi octobre que le transfert s’est fait dans les nouveaux bâtiments sous la direction de Madame Foucher-Vernier. En mai 1984, la municipalité a créé un vaste espace de jardins familiaux (les premiers), mis à la disposition de « La Pomone » chargée de la gestion de cet ensemble. Ainsi, de nombreux jardiniers ont pu cultiver leur petit lopin de terre pour nourrir leur famille. Les jardins de la Pomone existent toujours sur ce site, et les parcelles de la rue de Frédeville et du Vallon St Loup ont depuis augmenté le nombre des jardins gérés par cette association. N’hésitez pas à ajouter des informations en commentaires. Merci. Bonne soirée à vous, et à demain Photo ChR - les jardins familiaux du Vallon St Loup Sources : documents divers de François Marchand, auteur abraysien les jardins familiaux du Vallon St Loup (partie)

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La Fosse Belaude

Bonsoir à toutes et à tous, Découvrons ce soir : la Fosse Belaude, rue de la Fosse Belaude Ainsi nommée pour les belles eaux claires - belle aude - de ses bassins. C’est une des maisons de campagne les plus anciennes de la commune, puisque comme le prétend la légende «  Jeanne d’Arc s’y serait reposée avant de faire son entrée par la Porte Bourgogne dans Orléans, le 29 avril au soir de l’an 1429 ». De nos jours, il reste la chapelle gothique datant du XVème siècle dont la haute toiture domine les tilleuls et frênes du parc. La demeure a toutefois reçu l’emprunte du XVIIème siècle. 1649 est la date inscrite dans la cartouche au dessus de la porte d’entrée. On dit que cette demeure fut, dans les temps anciens, la maison de campagne des Évêques d’Orléans. Les jardins auraient été dessinés par André Le Nôtre, célèbre paysagiste de Louis XIV, qui aurait possédé cette demeure. ( Après recherches, nous n’avons trouvé aucune trace prouvant l’exactitude de ces propos). La Fosse Belaude a connu bien des vicissitudes au cours de l’histoire. Durant la Révolution, la Chapelle a été pillée, dévalisée, profanée.Cette charmante demeure reste le témoin d’un passé glorieux pour la commune. En effet, le blason de la ville représentait le premier fait d’armes de Jeanne d’Arc, à Saint Loup. Ensuite, l’héroïne et ses compagnons vont avec courage et témérité, délivrer le Duché appartenant au Poète (prisonnier des Anglais) Charles d’Orléans. Aujourd’hui, le parc d’environ 6000 m² est toujours superbement aménagé. Les allées invitent les hôtes à déambuler vers les charmilles, et les jardins plantés d’essences diversifiées. Sources : Doc. GHL publié par la ville en septembre 2006 Photos : ChR et CPA Collection G. Creusillet Excellente soirée à vous, et à demain CPA La Fosse-Belaude La Fosse-Belaude La Fosse-Belaude La Fosse-Belaude

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Les Tamaris

Bonsoir à toutes et à tous, Après la rue Malvoisine, la rue des Longues Allées, nous voici rue Jeanne d’Arc au numéro 31 et découvrons « les Tamaris ». Cette propriété était une « campagne » appartenant à l’Abbé Mérault, vicaire général du diocèse, que nous avons déjà évoqué il y a quelques temps. En 1817, il fit don de sa propriété au séminaire pour y établir des écoles. En 1845, les habitants de la commune avec Monsieur le Curé ouvrirent une souscription et achetèrent la totalité de la maison et ses jardins pour y établir l’école des filles sous la direction des Soeurs de la Charité de Bourges. En 1846, transformations de la maison par la Municipalité en bâtissant l’édifice que nous voyons aujourd’hui surmonté d’un petit clocher. Une cloche y est installée, pour ponctuer le début et la fin des classes. Ce lieu était le siège de la Société de Gymnastique « Le Réveil des Tamaris » fondée en 1909, société qui existe toujours aujourd’hui sous l’appellation « Association Sportive Les Tamaris ». Sources : document GHL édité par la ville en 2005. Photos : ChR Excellente soirée et à demain. Les Tamaris Les Tamaris Les Tamaris

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Ormeteau (l’)

Bonsoir à toutes et à tous, Nous sommes rue des Longues Allées ce soir, et nous allons découvrir l’Ormeteau, au numéro 98. Au fronton de la porte d’entrée apparaît la date de 1835, c’est l’année de la reconstruction de la propriété, l’immeuble originel datant du XVème siècle ayant brûlé. C’était le siège d’un important domaine viticole exploité par des moines. Dans sa chanson, Sébastien Gangneux nous dit : « L’Ormeteau et aussi Vincennes sont renommés pour le bon vin ». Cette propriété reposerait sur « de vastes et mystérieux souterrains » qui proviendraient de l’exploitation fort ancienne de carrières ; ils ne traversaient pas la Loire, mais reliaient les propriétés de Bellevue et de Vincennes situés rue de Malvoisine (nos publications récentes). En 1950, Monsieur Paul Lemaire, chrysanthémiste, a racheté la propriété pour continuer son activité en notre commune. Ce nouveau propriétaire cultive les chrysanthèmes dans les terres de la propriété et de ses abords. Il fut l’obtenteur de bien des espèces de chrysanthèmes qu’il expédiait dans le monde entier et qui lui valurent de nombreuses récompenses. Il fit ainsi rayonner le nom de Saint Jean de Braye dans le monde entier ! Il a cessé son activité en 1968. Photos ChR Sources : Livre de F. Marchand et Doc. GHL publié par la ville en 2005 Excellente soirée à vous, et bon dimanche. L'Ormeteau L'Ormeteau L'Ormeteau

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Bellevue

Bonjour à toutes et à tous, Désolés, mais un problème de connexion vous a privés de notre publication d’hier soir. Nous restons dans la rue de Malvoisine pour découvrir Bellevue, une propriété qui date également de la Révolution. Elle faisait partie comme Vincennes dont nous avons parlé mercredi soir, des belles villas et châteaux où des familles nobles organisaient de charmantes soirées qui étaient le rendez-vous de « tout ce qui avait un nom, de l’esprit, du mérite, un titre pour y être reçu ». (Abbé Patron - Recherches historiques). Photos ChR Sources : Doc. GHL publié par la ville Excellente journée à vous. Bellevue Bellevue Bellevue

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