Denis Rivière – Portrait –

Bonjour à toutes et à tous, Des séniors abraysiens nous racontent les années 60 à Saint Jean de Braye : 7ème et dernier portait de notre série estivale dans la République du Centre, c'est Denis Rivière et le football ! Un grand merci à Denis Rivière et à Chantal Sarradin de la République du Centre. Une petite question : Dites nous si vous avez aimé cette série de portraits de séniors abraysiens ? Bonne journée à tous, et à demain. Sources : la république du centre de ce jour 03/09/2022. La république du centre de ce jour

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La mairie-école – 3 –

Bonsoir à toutes et à tous, Terminons ce soir avec la mairie-école : Lors de la séance suivante du 8 octobre, Monsieur le Maire fait part d’un don de Monsieur de Saint-Paul, Conseiller Général du Canton. Monsieur le Marquis offre l’horloge. Le Conseil est d’avis d’accepter «en s’assurant que la charpente soit assez solide » et « de laisser à Monsieur l’Architecte et à l’entrepreneur la responsabilité de la solidité de la charpente du toit de la mairie et de la nouvelle construction nécessitée par l’établissement de l’Horloge». A la séance de novembre, le Conseil exprime ses remerciements à Monsieur le Marquis : « Cette horloge, déclarait l’Assemblée, procure aux habitants tant par ses quatre cadrans que par le son de son timbre, le moyen de connaître exactement tant les heures du jour que celles de la nuit, ce qui est d’une grande commodité pour ceux des habitants de la commune qui sont souvent obligés de se rendre à leurs travaux ou affaires de très grand matin, ainsi que pour les enfants qui doivent se rendre à l’école à heure fixe ». De son côté Monsieur Rossignol offre deux tableaux, «qui seront placés dans la Salle du Conseil». L’inauguration de la mairie et de l’école a lieu le 10 octobre 1893 ; les bâtiments de l’école de garçons n’existent plus. Ils ont été démolis après avoir abrité les bureaux des services techniques de la ville. Depuis 1952, elle est ornée de panneaux de céramique sortis de « l’Atelier du Clos de Joye » de Jeanne Champillou et Monsieur Henry, représentant les activités de Saint-Jean de Braye, le travail, et la paix. Aujourd’hui les bâtiments de l’école sont devenus des bureaux de la Mairie ; Celle ci a subi des modifications intérieures, des aménagements. Ainsi la salle du Conseil, située à gauche en entrant, dans l’actuelle mairie…

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La mairie-école – 2 –

Bonsoir, On continue ce soir l'histoire de la mairie-école : Le 5 mars, en séance extraordinaire, Monsieur le Maire donne le résultat d’une enquête effectuée dans la population : 300 contribuables ont protesté de la manière suivante : - 150 estiment que le lieu choisi est bas et humide et demandent l’ajournement ; - 128 allèguent que l’emplacement choisi est isolé et dans un trou et demandent que la mairie soit à Vomimbert ; - 22 protestent et demandent l’agrandissement du bâtiment actuel ou la reconstruction au Bourg. Il résulte de ceci que 300 contribuables sur 700 que compte la commune s’opposent à ce projet, tout en n’étant pas d’accord entre eux. Afin de ne pas heurter la minorité, il est décidé qu’un registre sera ouvert où tout un chacun pourra ou non approuver le projet. L’emplacement ayant été surtout critiqué par les protestataires comme étant malsain et humide, le Maire propose d’inviter le Préfet à envoyer la Commission Supérieure d’Hygiène pour examiner cet endroit au point de vue sanitaire. Le 10 septembre 1891, le rapport de ladite commission est communiqué : il constate que «le terrain destiné à la construction de la maison d’école et de la Mairie est élevé et sain, et non bas et marécageux comme on l’avait prétendu». Monsieur le Maire est alors autorisé à remplir les formalités nécessaires pour l’acquisition des terrains. Mais ça continue : les propriétaires ne s’entendent pas sur la valeur des terrains ! La famille Duneau ne veut pas céder sa parcelle, ainsi que Monsieur Paul Brouard, qui ne veut se défaire de celle lui appartenant, à aucun prix. Eh bien ! On se passera de ces parcelles ! Les travaux vont bon train sous la direction de l’architecte M. Noël et leur montant est arrêté à 55 000 francs environ. Le 19 février 1893, on décide…

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La mairie-école – 1 –

bonsoir à toutes et à tous, Avant d’occuper les bâtiments actuels, la Mairie et l’école de garçons se trouvaient au bourg, près de l’église Saint Jean-Baptiste. Nous sommes alors en 1890, l’habitat est dispersé, surtout regroupé en quelques hameaux : le Bourg, Vomimbert, Saint Loup, les Coutures….M. Emile Rossignol est alors maire. Il estime avec son conseil municipal que «le grand nombre d’enfants nécessite la création d’un poste d’instituteur adjoint et des travaux pour aménager une deuxième classe », mais que, « ce ne sera que provisoire, car il va bien falloir construire une nouvelle maison d’école et une mairie ». Cette dernière décision révélera la persévérance et la fermeté de M. E Rossignol. Une commission de sept membres est nommée, elle a pour but d’étudier l’emplacement le plus convenable pour cette construction. L’affaire est lancée et quelle affaire ! Le 21 mai 1890, la commission rend compte de ses travaux ; six propositions différentes sont avancées. «Il fallait choisir un emplacement assez central pour égaliser autant que possible les distances des points extrêmes de la commune, tenir compte du groupement des maisons qui est loin d’être régulier, de la viabilité des chemins à la mauvaise saison». La commission propose trois solutions : Etablir l’école et la mairie à Vomimbert ;Choisir un emplacement rue de la Vallée entre les quatre chemins et Vomimbert, mais en se rapprochant le plus possible de Vomimbert ;Se fixer au croisement du chemin de la Vallée avec celui de Frédeville, à l’angle Ouest du carrefour formé par les quatre chemins. (au Clos dit des Quatre-Oeufs, à l’Ouest du carrefour des Rues de la Vallée et de Grasdoux, devenues depuis rues de la Mairie et Jean Zay). Cette troisième proposition est adoptée par 12 voix contre 4. Mais, les abraysiens ne l’entendent pas de cette oreille ; des rumeurs et des pétitions circulent. Ainsi,…

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Daniel Roux – Portrait –

Bonjour à toutes et à tous, Des séniors abraysiens nous racontent les années 60 à Saint Jean de Braye : 6ème portait de notre série estivale dans la République du Centre, c'est Daniel ROUX, un mordu de cyclotourisme. Un grand merci à Daniel Roux et à Chantal Sarradin de la République du Centre. Bonne journée à tous, et à demain. Sources : la république du centre de ce jour 29/08/2022 la république du centre d'aujourd'hui

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Place Saint Loup – Monument Jeanne d’Arc

Bonsoir à toutes et à tous, Voici la réponse à la question posée hier soir : je suis place Saint Loup, devant le monument érigé par le Comité St Loup à l'occasion des 500 ans de la prise de la Bastille Saint Loup par Jeanne d'Arc, le 4 mai 1429.  Vous trouverez ci-dessous les photos justificatives, et pour plus d'informations : la page "Jeanne d'Arc à St Jean de Braye" parue dans le bulletin municipal de 12/1964 et la photo de l'inauguration de ce monument par Louis Gallouédec, maire. Très bonne soirée à tous, et à demain pour le 6ème portrait de notre série estivale : un sportif ! Sources : bulletin municipal de 12/1964 Photos : JJR Monument de dos Monument de face Monument de dos Monument de dos Inauguration du monument en 1929 Bulletin municipal

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Albert Guyot – 4 – la rue

Bonsoir à toutes et à tous, Suite à la publication des écrits de M. André Laurenceau, ancien maire de notre ville, vous trouverez ci-dessous des informations supplémentaires sur Albert Guyot à Saint Jean de Braye (sa maison natale, la rue éponyme, …..). Au numéro 11 de l’avenue du Capitaine Jean se trouve la maison où naquit Albert Guyot le 25 décembre 1881. Son père était serrurier à cette adresse. Son oncle était également serrurier dans la commune. Sur sa fiche d’incorporation, Albert Guyot se déclare serrurier mécanicien ! Il est réformé pour raisons de santé. Il est davantage connu pour sa passion de la mécanique, ses prouesses comme pilote automobile et aviateur. On peut dire de lui, que c’est un touche à tout ! En effet, s’il a participé et gagné des courses automobiles en France, il s’est aussi distingué sur le circuit d’Indianapolis où il termina 3ème en 1914 (vainqueur, le français René Thomas) et en 1919 où il finit 4ème. De sa passion de la mécanique automobile, naîtra la « Guyot Spéciale », qui malheureusement n’aura qu’une carrière éphémère. Il est le premier aviateur français à avoir volé en Russie devant le Tsar et un public nombreux, par une température de -19 degrés, le 27 novembre 1909. A son retour, ses amis de l’Aéro Club du Centre à Orléans lui font un triomphe. Chevalier de la Légion d’Honneur, il meurt le 24 mai 1947 à Neuilly sur Seine. La rue Albert GUYOT : Depuis quelques années, la ville de Saint Jean de Braye a donné le nom d’Albert GUYOT à la rue qui va du rond point de l’Avenue du Capitaine Jean au rond point de l’avenue Charles Péguy, à l’Est du Supermarché Auchan. C’est une rue sans habitations. Néanmoins, on peut y voir, cachée derrière ses grands murs, la belle demeure située au 32…

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Albert Guyot – 3 –

Bonsoir à toutes et à tous, Voici la fin du texte écrit par Monsieur André Laurenceau, ancien maire de Saint Jean de Braye : Albert Guyot - 1881-1947 - Un abraysien, premier aviateur français en Russie. le 16 novembre, il pleuvait, le vent était très violent ; l’aviateur, malgré ces conditions défavorables, fit un tour pour calmer l’impatience de la foule. Le lendemain il volait encore, par un vent de 8 mètres au-dessus de l’hippodrome après avoir fait balayer la neige sur un quarantaine de mètres pour prendre son essor. Albert GUYOT se rendait ensuite à Moscou et débutait le 21 novembre par un froid de – 10 et vent très vif, au champ de course de Stachki, terrain un peu moins défectueux que celui de Saint-Pétersbourg et moins encombré d’obstacles. La difficulté fut de trouver de l’essence. Guyot n’en put découvrir que chez un pharmacien. Le 27 novembre, nouvelle envolée devant le Tsar et un public nombreux. Le thermomètre marquait - 19 mais le vent était plus modéré. Le froid était tel que l’aviateur dut s’arrêter aveuglé par de petits cristaux de glace formés autour de ses paupières. Ainsi, vaincu par la rigueur du climat, Albert GUYOT est rentré en France, laissant son monoplan Blériot à Odessa. Ses amis de l’Aéro-Club du Centre à Orléans, lui ont fait fête. Au mois de mars, GUYOT reprendra sa campagne d’expérience en Russie et visitera Bakou, Samara, les agglomérations de la ligne du Volga. Il disposera de trois appareils. L’excellent aviateur a vaillamment soutenu, on le voit, dans l’empire du star, le bon renom de l’aviation française. Il a fait apprécier par un public neuf les progrès du vol mécanique. Ses expériences profiteront au prestige sportif de notre pays. L’article de « L’Aérophile » se conclut ainsi : « elles auront ouvert aussi à nos constructeurs-aviateurs un débouché…

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Albert Guyot – 2 –

Bonsoir à toutes et à tous, Poursuivons ce soir avec Albert GUYOT - 1881-1947 - Un abraysien, premier aviateur français en Russie : Conducteur émérite certes, mais mécanicien de grande valeur, Albert Guyot devait se lancer dans la construction d’une voiture de course ; les anciens de l’automobile se souviennent encore de la « Guyot Spéciale » qui ne devait avoir qu’une carrière éphémère. Albert Guyot a été le premier aviateur à voler en Russie sur un appareil Blériot-Auzani du type « Traversée de la Manche ». Il fut également attiré par le ballon libre et devint un très bon aéronaute. Albert Guyot fut un des premiers à monter des Blériot dont il avait fait seul l’apprentissage aux environs de Toury. Le 31 mai 1911, il gagna le prix Georges ARNODIN pour un vol de l’aérodrome de Cercottes à celui des Groues sur biplan Sommer. La Revue « l’Aérophile » du 1er janvier 1910 à laquelle nous nous référons et « Le Républicain Orléanais » des 16 novembre et 12 décembre 1909 rendent compte largement d’après le « Courrier de la Russie » des vols en Russie. Parti le 23 octobre 1909 pour Saint Petersbourg, il rentra à Paris après avoir fait une série de démonstrations publiques, avec le plus brillant succès, dans des conditions souvent très difficiles. Il était accompagné d’un distingué sportman orléanais, M. LAVILLE, qui sera bientôt son élève, et de deux mécaniciens, MM. ROUSSEAU et FERLET. Il dut attendre 23 jours pour obtenir l’autorisation d’expérimenter l’hippodrome de Goloniagni. Ce terrain qui mesure à peine 2 verstes (1 verste : 1067 mètres) de tour présente des pistes de 35 mètres de larges bordées de poteaux de 12 mètres de haut. C’est sur ce terrain défectueux et, disons le mot, dangereux qu’Albert GUYOT fait un essai privé devant le Colonel HIENKO et l’architecte des…

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Albert Guyot – 1 –

Bonsoir à toutes et à tous, Ce soir : Albert GUYOT - 1881 – 1947 Un abraysien, premier aviateur français en Russie Le début de la carrière d’Albert GUYOT remonte aux premières années de ce siècle. Né à Saint Jean de Braye en 1881, Albert Guyot, passionné de mécanique, s’était, très jeune, intéressé à l’automobile. C’est en 1908 - il avait alors 27 ans – qu’il devait se révéler en gagnant sur Delage le grand prix des voiturettes de l’Automobile Club de France, disputé sur le circuit de Dieppe ; victoire qui, pour une part, devait décider du brillant avenir sportif de Delage, marque à laquelle il resta attaché pendant de longues années, bien qu’il ait été conquis par l’aviation. En 1911, toujours au volant d’une Delage, il prit part au Grand Prix sur le circuit de Boulogne. En 1912, il participe au Grand Prix de l’A.C.F., sur une Rolland Pilain, mais devait abandonner. Il revenait chez Delage en 1913 et courait le Grand Prix de l’A.C.F. sur le circuit d’Amiens ; il mena la course pendant plusieurs tours et déjà on voyait en lui le vainqueur lorsque, devant s’arrêter pour changer un pneu, son mécanicien SEEUWS était victime d’un accident et ce fut l’abandon. En 1914, il prit part au Tour de France automobile sur une 3 litres Martini. La même année, il se rendit aux Etats-Unis pour participer au célèbre Grand Prix d’Indianapolis dans lequel il se classait troisième, sur Delage ; ce Grand Prix ayant été gagné par René THOMAS, également sur Delage. Après la première guerre mondiale, dès 1919, il retournait aux États-Unis pour s’aligner une seconde fois dans le Grand Prix d’Indianapolis avec d’autres pilotes français : René Thomas, Louis Wagner et Bablot. Sa voiture, une 4 litres 900 Ballot, devait être reprise en course par WAGNER et terminait en quatrième position. En 1920, il…

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