« Le Bionne », fromage pur chèvre, produit par la famille Colin, 12 rue de la Bédinière – 3 –

Bonsoir à toutes et à tous, Voici la suite de notre belle histoire du « Bionne », le fromage de chèvre produit par la famille Colin de Saint Jean de Braye. Inscrites au livre généalogique : Obtenir l’inscription au livre généalogique, puis le contrôle laitier, c’était dans la logique d’une progression normale avec tous les contrôles sanitaires que cela suppose. Et bientôt, « Le Bionne » un excellent petit fromage de chèvre, bien de chez nous allait apparaître sur la table des gourmets. Chaque saillie fut déclarée, de même que la naissance, cinq mois plus tard des chevreaux. Si bien qu’aujourd’hui, chaque animal a son numéro tatoué dans les oreilles et que les noms, non seulement de ses parents, mais encore de ses grands-parents maternels et paternels figurent au grand livre qui leur donne une véritable « personnalité ». Passer ainsi au stade artisanal supposerait chez certains, l’abandon de la part affective. Ce ne fut absolument pas le cas. Il suffisait d’écouter Madame Colin raconter la mise au monde d’un chevreau pour en avoir la certitude. Le chevreau, qui à la naissance, pèse de 4 à 5 kilos est soigneusement pansé et installé tout de suite sous une lampe à infra-rouge. Un quart d’heure après, il est debout., il bêle, et il cherche à boire. Une heure après, il se jette sur le lait de sa mère qui a été trait à la main et qu’on lui présente dans une bassine très propre. Pendant cinq jours, il est ainsi nourri à plusieurs reprises du lait de sa mère. Puis, il est déshabitué progressivement de ce lait. A 15 ou 18 jours, il peut quitter l’élevage pour un autre, ou encore à cinq semaines, il est bon pour la boucherie. Il a bien entendu été soumis à un vaccin polyvalent, et déjà un mois et demi avant sa naissance, il avait été immunisé en…

Continuer la lecture« Le Bionne », fromage pur chèvre, produit par la famille Colin, 12 rue de la Bédinière – 3 –

« Le Bionne », fromage pur chèvre, produit par la famille Colin, 12 rue de la Bédinière – 2 –

Bonsoir à toutes et à tous, Voici la suite de notre belle histoire du « Bionne », le fromage de chèvre produit par la famille Colin de Saint Jean de Braye. …… Des alpines avec pedigree : Madame Colin en était là, se disant qu’elle aurait bien plusieurs chèvres dont les nourrissons qu’elle venait de prendre, apprécieraient volontiers le lait comme le fromage, lorsqu’une visite chez un ami, M. Baron, maire de Tézée-la-Romaine, en Loir et Cher, lui révéla la race alpine. Elle persista malgré tout quelque temps avec des chèvres communes - elle en eut 5 ou 8 – puis un jour de 1965, elle sacrifia 160 francs, pour une alpine dont le pedigree l’amena chez l’éleveur : Madame Le Comte de Ville Chenay à Millancay (Loir et Cher), auprès de qui elle trouva compréhension et encouragement. Un vétérinaire de Lamotte-Beuvron, Monsieur Schrick, fit le reste. Et peu après, un bouc alpin, de race, et deux chèvres alpines d’élevages différents, une alpine chamoisée et une alpine grise, venaient à leur tour prendre pension – le terme n’est pas trop fort – au 12 rue de la Bédinière. C’était le grand départ. Le virage avait été pris. Reconnue à la voix par chacune des ses « filles » Madame Colin allait recevoir la contrepartie de l’effort qu’elle avait fait pour les comprendre. Lorsque Monsieur Colin, ouvrier d’Etat à l’ERGM pris sa retraite et qu’il fallait, pour vivre plus aisément, trouver une activité complémentaire, il n’eut pas à chercher. Il y avait dix chèvres à ce moment là à l’élevage de Saint Jean de Braye. On allait en dénombrer jusqu’à 35 en même temps, alpines et communes. À suivre…… Bonne soirée et à demain. Sources : Texte et photo : journal « la République du Centre » dont nous ignorons la lointaine date de parution, mais que nous situons approximativement entre 1965/1970. Photo : Madame Colin nous présente…

Continuer la lecture« Le Bionne », fromage pur chèvre, produit par la famille Colin, 12 rue de la Bédinière – 2 –

« Le Bionne », fromage pur chèvre, produit par la famille Colin, 12 rue de la Bédinière – 1 –

Bonsoir à toutes et à tous, Suite à notre devinette d’hier soir, vous êtes nombreux à nous avoir transmis des propositions diverses et variées dont nous vous remercions. A savoir : le Gris Meunier, la friture de Loire, la salade de cave, le brochet de Loire,, la poire William, le miel, les escargots, le Cotignac, les pissenlits…. ce qui prouve que Saint Jean de Braye a toujours été riche en bons produits ! Voici donc la réponse à notre devinette : C’était « Le Bionne », le fromage pur chèvre, produit par la famille Colin de Saint Jean de Braye, que l’on trouvait sur la table de tous les fins gourmets ! Voici son histoire contée par Madame Marcelle Colin, (domiciliée 12 rue de la Bédinière), dans le journal « la République du Centre » dont nous ignorons la lointaine date de parution, mais que nous situons approximativement entre 1965/1970. 1ère partie : « J’étais seule chez moi à Saint Jean de Braye où je venais d’arriver d’Orléans. Mon mari travaillait. Mes enfants étaient en pension. J’ai pris une chèvre pour jouer. Oh ! c’était une chèvre très commune ma Lisette. Elle me suivait partout comme un chien. Et, je me suis laissée prendre à l’amitié pour elle. Elle a été tuée une nuit par un orage dans le jardin. La foudre était tombée sur un noyer. Par sa chaîne métallique elle a été électrocutée. J’ai eu beaucoup de peine. Et j’ai gardé sa chevrette que j’ai élevée au biberon ». C’était cela en 1960/61. C’était le point de départ . Le doigt dans l’engrenage de l’amitié pour un animal que Madame Colin allait mener jusqu’au bout, rationnellement, sans enfantillage qui prêterait à sourire. Une affection lucide et raisonnée en somme. À suivre….. Très bonne soirée à vous et à demain pour la suite de cette…

Continuer la lecture« Le Bionne », fromage pur chèvre, produit par la famille Colin, 12 rue de la Bédinière – 1 –

L’Orme du Martroy et Simon Boucault

Bonsoir à toutes et à tous, Suite à notre publication d'hier soir, plusieurs d'entre vous ont donné 1, 2 ou 3 bonnes réponses. Bravo ! La propriété, située au 132 rue de Charbonnière, c'est l'Orme du Martroy. Le dernier propriétaire-occupant : Simon Boucault. Musicien professionnel, issu du Conservatoire international de jazz de Paris, Simon Boucault a toujours vécu pour la musique qui lui a permis de se produire au Moulin-Rouge et aux Folies-Bergère. Après son retour à Saint Jean de Braye, il assura la direction de : - l'orchestre de jazz d'Orléans, - du jazz-band d'Olivet, - d'un ensemble composé de 15 à 20 musiciens présentant un répertoire "style thé dansant", - de la musique des pompiers - de la société de musique de Tigy puis, professeur à l'école de musique, il forma de nouveaux jeunes musiciens. Ces deux coupures de presse, l'une du 16/10/1987 et la seconde du 3 février 1992, vous présentent Simon BOUCAULT, cet abraysien plein de talent. N'hésitez pas à commenter si vous avez davantage d'informations. Bonne soirée, et bon dimanche. A demain. Photos : JJR Coupures de presse : La république du centre L'Orme du Martroy L'Orme du Martroy La REP du Centre de 1992 La REP du Centre 1987

Continuer la lectureL’Orme du Martroy et Simon Boucault

La vache à Ninie

Bonsoir à toutes et à tous, En ce dimanche soir, une petite anecdote amusante, qui risque peu de nous arriver de nos jours ! Elle provient du recueil "En singeant et papotant" de F. Marchand : Tout bon abraysien connaît l'anecdote de la Vache à Colas qui, en son temps (1605) provoqua depuis Bionne un événement national. Mais combien se souviennent de la fantaisie de la vache à Ninie ? ( Ninie était l'affectueux diminutif attribué à une fermière du hameau de Genouilly qui couvait sa nombreuse progéniture). En l'été 1953, la Noiraude ruminait gentiment dans le pré bordant la route de Pithiviers, alors RN 51. Sans raison apparente, notre ruminant qui avait suffisamment ruminé, décida de faire la sieste au beau milieu de la chaussée, malgré la déférente sollicitation de Ninie, puis de l'intervention plus musclée des garçons de la maisonnée. Rien n'y fit : j'y suis, j'y reste, répondit la vache. L'appariteur municipal, seul uniforme communal à cette époque, ne fut pas plus heureux. Fort heureusement, la circulation en ce temps n'était pas celle que nous connaissons aujourd'hui mais l'entêtement de l'animal provoqua quand même un bel embouteillage, (on ne disait pas encore bouchon). Il fallut l'intervention de la Maréchaussée d'Orléans pour remettre de l'ordre dans ce désordre. Dessin : Madeleine Lambert Sources : Livre de François Marchand Bonne soirée à vous, et bon courage pour la semaine à venir. La vache à Ninie (dessin de Madeleine Lambert)

Continuer la lectureLa vache à Ninie

Elevage d’escargots Henri Esnault à Bionne

Bonsoir à toutes et à tous, Cette publicité date de 1977. Déjà le 12 août dernier, nous vous avions interrogés, mais sans succès ! En faisant des recherches dans nos archives aujourd'hui, nous avons retrouvé le compte-rendu de la visite du Moulin de Bionne en 2010 et les propos des propriétaires. Ils nous avaient dit que : " Les propriétaires successifs ont exercé dans ce lieu diverses activités allant de l'élevage de porcs à celui des escargots". L'élevage d'escargots de M. Henri Esnault se trouvait sans doute au Moulin de Bionne ? Qui a connu M. Henri Esnault ? Avez-vous eu l'occasion de visiter son élevage d'escargots ? Jusqu'à quelle date cet élevage a -t -il existé ? Dites-nous tout ce que vous savez ! Si vous avez des documents, des photos, nous sommes intéressés. Merci à l'avance. Bonne soirée et à demain. Source : Bulletin municipal de 1977 Bulletin municipal de 1977 : Publicité

Continuer la lectureElevage d’escargots Henri Esnault à Bionne

Connaissez vous François Marchand ? – 1 –

Bonsoir à toutes et à tous, Assez fréquemment, nous évoquons François Marchand, auteur de deux livres " Saint Jean de Braye, par ses rues et ses lieux-dits " et "En singeant et papotant, recueil d'anecdotes abraysiennes", mais connaissez-vous François Marchand ? Nous l'avons rencontré dimanche à la salle des fêtes où il est venu découvrir notre exposition "De la vigne à l'arboriculture". Il est aujourd'hui âgé de 99 ans et nous espérons fêter avec lui son centenaire en 2023. Très bonne soirée à vous, et à demain Sources : Ancien bulletin municipal Photo Crêperie Au Pen Duick à SJDB : François Marchand fête son 99ème anniversaire Photo ville de Saint Jean de Braye : François Marchand et Madame le maire à la salle des fêtes dimanche 18/09/2022 Ancien bulletin municipal Ancien bulletin municipal M. Marchand fête son 99ème anniversaire à la Crêperie "Au Pen Duick" à SJDB M. Marchand et Mme Le Maire à la salle des fêtes le 17 septembre 2022 lors de l'exposition "de la vigne à l'arboriculture"

Continuer la lectureConnaissez vous François Marchand ? – 1 –

Poème écrit par M. André POUET (arboriculture)

Bonsoir à toutes et à tous, Terminons ce soir avec l'arboriculture avec le poème écrit par un ancien arboriculteur abraysien, M. André POUET. Son fils nous avait confié ce poème pour l'exposition "De la vigne à l'arboriculture" réalisée pour les Journées du patrimoine 2022. Nous avions envie de vous le faire connaître. Excellente soirée à vous, et à demain. -------------------- On dit que les filles naissent dans les roses, et les garçons dans les choux, et bien moi, pas du tout, car c’est dans un verger, que je suis né. Mais ne croyez pas pour cela que je fus défavorisé. J’avais autour de moi tout ce qu’il fallait pour vivre. Le DOCTEUR JULES GUYOT me donna les premiers soins et soigna mes maladies infantiles. LE CURE me baptisa et m’apprit le catéchisme, c’est pourquoi je suis devenu BON CHRETIEN. Tandis que LOUISE BONNE native d’Avranches guida mes premiers pas, pour mon instruction, d’éminents professeurs me firent de longues CONFERENCES, Et me firent visiter des COMICES agricoles. JEANNE D’ARC m’enseigna l’histoire de France et je fis mon service militaire dans l’armée du GENERAL LECLERC. Pour mon entrée dans le monde La DUCHESSE D’ANGOULEME m’indiqua les bonnes manières et les coutumes pour bien se tenir en société. La COMTESSE DE PARIS l’art et la manière de parler aux femmes mais, étant de nature timide, il me fallait être BEURRE pour être HARDY. Pour mon éducation sexuelle, MARGUERITE MARILLAT, avec ses formes avantageuses, fût pour moi une maîtresse très dévouée, elle m’expliqua au tableau la technique. Et ce fut dans une chambre de PASSE CRASSANE qu’elle m’enseigna la pratique. Et maintenant que vous connaissez mes origines, mesdames et messieurs, Il ne faudrait pas me prendre pour une poire. Poème écrit par M. André POUET (à partir des noms de poires, qui sont écrits en majuscules). Poire Louise Bonne Poire…

Continuer la lecturePoème écrit par M. André POUET (arboriculture)

Poésie de M. Liénard – Floréal

Bonsoir à toutes et à tous, Terminons cette journée en poésie ! Saint Jean de BrayeModeste hommageà ma chère communema patrie d'adoption depuis 1910 J'aime Saint Jean de Braye, mon paisible village,Le charme pénétrant de ses prés, de ses bois,Ses coteaux délicats, ses pampres, ses ombragesEt le murmure berceur, ô Loire, de ta voix.Sur la place du bourg, témoin des âges antiques,L'église est accueillante sous son porche rustiqueEt son clocher qui chante et sanglote parfoisEst fait de pierres vivantes assemblées par la Foi.Dispersés au soleil, dans la blonde lumière,Des hameaux vignerons qu'un labeur fit prospèresForment autant de perles dans l'écrin gracieux,Et tous ces jolis noms par quoi on les désigneLes coutures, Haute-Croix, Vomimbert ont des vignesDont nous buvons le vin que buvaient nos aïeux. M. LIENARDFloréal, St Jean de Braye Sources : bulletin municipal n°1 de décembre 19642 CPA : Collection G. CreusilletBelle soirée à vous,et à demain. La Loire à Saint Loup L'église Saint Jean-Baptiste

Continuer la lecturePoésie de M. Liénard – Floréal

Le Colonel Lahalle et la campagne de Beauvois

Bonsoir à toutes et à tous, Nous allons ce soir, nous intéresser à la "campagne" de Beauvois : Beauvois est un ancien lieu-dit situé sur l'avenue du Capitaine Jean. La "Campagne" de Beauvois (au 62 de l'avenue) fut la résidence du Colonel Lahalle. Celui-ci avait pris part à la malencontreuse guerre du Mexique de 1862, en tant que Capitaine. Il y fut blessé. Sa vaillance sur les champs de bataille avait été remarquée; il fut fait Chevalier de la Légion d'honneur et Chevalier de l'Ordre Mexicain de la Guadalupe. En 1870, il se distingua aussi à la malheureuse bataille de Gravelotte. Il termina sa carrière comme Commandant du 42° de ligne à Belfort. Il se retira à Beauvois où il se consacra à la peinture. Durant plusieurs années, le Salon des Artistes Français à Paris accueillit ses œuvres. Ses obsèques eurent lieu à Saint Jean de Braye le 24 décembre 1909. Depuis une dizaine d'années, la "campagne" a été divisée en plusieurs parties (qui sont d'ailleurs aujourd'hui restaurées différemment) et deux immeubles ont été construits dans son parc. Bonne soirée à vous, et à demain Sources : livres de François Marchand Photos : JJR

Continuer la lectureLe Colonel Lahalle et la campagne de Beauvois