Le Bourg

Bonsoir à toutes et à tous, Ce soir, une promenade au Vieux Bourg : Le Bourg occupe le début de la rue Jeanne d’Arc, la place de l’Eglise, et le début de la Promenade du Front de Loire. Avant septembre 1893, le Bourg était le siège administratif de la commune. On y trouvait la Mairie, l’Ecole, l’Eglise, et une auberge qui s’appela successivement « L’avenir » puis « la Brèche ». Ce fut aussi un port lorsque la Loire était navigable et pendant la période d’exploitation du Canal. Monsieur Paul Brouard, maire de la commune de mai 1904 à mai 1908, avait son domicile au « Vieux Bourg » au 21 de la rue Jeanne D’arc. L’église a désormais presque neuf siècles d’existence, et elle a subi au cours des temps, maintes améliorations et réfections. Durant le printemps 2006, le ravalement de la façade a été entièrement refait, et donne fière allure à l’édifice. L’architecture intérieure est sobre et élégante. Elle est composée d’une nef principale et de deux nefs latérales. L’Eglise est sous le vocable de Saint Jean-Baptiste, Patron des Moines ; en effet, avant la Révolution, la paroisse de Saint Jean de Braye dépendait du Prieuré de Semoy. La Mairie-Ecole, jouxtant l’église, a été érigée en 1843 et utilisée ainsi jusqu’en 1893, date à laquelle eut lieu l’ouverture de la nouvelle mairie et de l’école de garçons, rue de la Vallée (désormais appelée rue de la Mairie). Loué jusqu’en 1927, puis vendu, l’immeuble est racheté par la Ville en 1956. Remis en location jusqu’en 1969, il servira ensuite à l’Ecole de Musique, de 1976 à 2005. En 1866, on recensait seulement soixante habitants au Bourg, sur 1648 répartis dans toute la commune. Des maisons de mariniers côtoyaient de belles demeures, telles « les Tamaris » et « Braye Val » ; cette dernière, appelée à l’origine « Mes délices », date du XVIIIème siècle. On pouvait autrefois y…

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La rue aux Ligneaux

Bonsoir à toutes et à tous, Ce soir, découvrons la rue aux Ligneaux d'autrefois : Cette rue commence Rue St Marc à Orléans et finit Rue d’Ambert. Elle porte le nom de familles ayant longtemps habité ce quartier, dans la rue même, mais aussi dans les environs. Cette rue est limitrophe d’Orléans à partir du numéro 26 et Saint Jean de Braye ne possède que les numéros pairs. Sur « le livre des chemins » de 1825 et sur l’ancien cadastre de 1836, cette voie figure sous le nom de « Rue des Buttes ». La rue aux Ligneaux fut le siège de trois établissements bien connus : « La Villa Sébastopol » : C’était un établissement pour Noces et Banquets de grande renommée qui pouvait recevoir 250 convives. Madame Leclère fit construire la grande salle et ses annexes et ouvrit le 4 octobre 1888. Un vaste parc, d’élégants salons ! De nombreux Abraysiens et Orléanais y ont fait leur repas de noces. Jusqu’en 1980, l’établissement bénéficiait d’une excellente réputation, mais, dès l’année suivante, une société y installa un cabaret de nuit. Bientôt les plaintes montèrent de tous les environs ; le 22 mai 1982, un arrêté préfectoral ordonna sa fermeture. Cet établissement fut ensuite détruit presque entièrement par un incendie. Un immeuble se trouve aujourd’hui au 26 rue aux Ligneaux, en lieu et place de la « Villa Sébastopol ». Un peu plus loin, à l’angle de la rue de la Glacière et de la rue aux Ligneaux, se trouvait la propriété ombragée nommée « La Glacière ». Ce « Café restaurant », le plus ancien des trois établissements, avait également comme vocation le service de noces et banquets. On pouvait aussi s’y procurer des pains de glace ; En effet, cette maison possédait des caves de grande profondeur et d’une grande fraîcheur, d’où son nom : « La Glacière ». Cet établissement a fermé en 1978, sans qu’il ne donna lieu à plaintes. Aujourd’hui,…

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Le champ aux naviots

Bonsoir à tous, Ce soir : Le Champ aux naviots Un cimetière aurait existé autrefois - pouvant remonter aux premiers siècles – dans ces parages, tout près de l’Orme-du-Martroy qui désignait, lui aussi, un champ de martyrs puis, par extension, un lieu de sépulture. Autre version au sujet de ce lieu-dit : les suppliciés de la Place de l’Echafaud – située à l’intersection des rues Saint Marc et aux Ligneaux à Orléans - aujourd’hui Place Saint Marc - étaient conduits au Champ de Naviots pour y être enterrés. Mais les notes d’autrefois ne confirment pas cette hypothèse. Gaston Couté, chansonnier du début du siècle, nous dit à sa manière : « J’m’en vas piocher mon quartier d’vignes Qu’est à couté du champ d’naviots ! Et là-bas, tandis que j’m’esquinte A racler l ‘harbe autour des « sas » ….. C’est un pauv bougr’ que l’on emmène Pour l’entarrer dans l’champ d’naviots ». Sources : carte piétonne - Ville de SJDB - année 1987 Le Champ aux Naviots (en haut, à gauche)

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Les venelles abraysiennes

Bonsoir à toutes et à tous, Ce soir, nous vous proposons un petit tour dans : LES VENELLES, les plus anciennes. L’expression « enfiler la venelle » signifiait autrefois prendre la fuite : aujourd’hui, c’est tout simplement pour le plaisir d’une promenade qu’on utilise les venelles abraysiennes. Sans oublier celles créées dans les nouveaux quartiers, citons les plus anciennes, plus longues aussi : - La Venelle du Persillard ou Corne de Cerf : de l’avenue de Verdun - face à la rue de la Borde - jusqu’à la Salle des fêtes, elle longe puis passe sur le Corne avant de déboucher dans la rue de la Mairie. - Le Sentier des venelles : se raccordait autrefois à celui de la Sente aux Veneurs et se prolongeait jusqu’à Boigny sur Bionne. Actuellement, il relie à travers champs la rue de la Bissonnerie au doublement de la RN 60, en traversant la rue de Frédeville. - Le Sentier de l’Orme aux loups : relie la rue du Petit Bois au Hameau des Coutures et à la rue de Frédeville. - Le Sentier de la Sente : de la rue de Charbonnière, le long de la Croix de Pierre, il rejoint le lotissement les Tamaris, après avoir coupé l’avenue de la Paix et la rue Jean Zay. - Le Sentier de Villeserin : de la rue de Villeserin, le long du stand de tir, il rejoint la rue de la Grand’Maison, dans les vergers où l’on peut se documenter sur les variétés de pommes et de poires récoltées par les arboriculteurs de ce quartier. - La Venelle du Mont ou Venelle à quatre sous : Commence au chemin de Halage et finit rue du Faubourg de Bourgogne. Trois versions sont données à propos de l’appellation « Venelle à quatre sous » : - Un bandit aurait dévalisé un pauvre…

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Jacques, Eugène d’Allonville, Chevalier de Louville – Le Grand Carré

Bonsoir à toutes et à tous, Jacques, Eugène d’Allonville, Chevalier de Louville, né en 1671, vint en 1714 à Saint Jean de Braye, habiter dans la propriété du Grand Carré où il établit son observatoire. A la vue de cet observatoire, de sa lunette de trente pieds de longueur posée sur un mât plus grand encore, les habitants de Saint Jean de Braye prenaient le Chevalier de Louville pour un magicien et un sorcier, le consultaient sur la pluie et le beau temps, et sur l’abondance de la récolte future. Ils l’accusaient même parfois d’attirer les fléaux sur leurs vignes. Un jour, par exemple, une gelée ayant détruit la récolte, considéré comme auteur du sinistre, il courut un vrai danger : il fallut que la police d’Orléans vint au secours de l’astronome et préservât l’observatoire menacé d’une complète destruction. Le Chevalier de Louville mourut le 10 septembre 1732. Sources : Carte piétonne – Mairie de Saint Jean de Braye - année 1987 2 photos : ChR – Le Grand Carré aujourd’hui

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Saint Loup et la Loire

Bonsoir, Poursuivons avec l’étude de l’APA (Atelier Public Abraysien d’urbanisme et d’architecture) de juin 1987 sur le quartier St Loup/Bourgogne, étude préalable à l’aménagement de ce quartier. 6ème et dernier paragraphe : Et la Loire coulait-elle à St Loup ? Hélas, une légende a bien minimisé celle d’une Loire sauvage et divagante dont le lit aurait été bien loin d’ici, de l’autre côté du château de l’Isle….. Babonnaux est formel (7) : « …L’une des meilleures preuves que l’on puisse en apporter réside dans le tracé de l’ancien lit fluvial, ennoyé , plusieurs mètres au-dessous du plancher alluvial actuel, dans la masse de remblaiement quaternaire. Tel qu’il en ressort de sondages….., il n’aurait pratiquement pas bougé depuis les temps reculés où, répondant à l’appel d’un niveau de base plus déprimé qu’aujourd’hui, le fleuve imprimait dans le substratum rocheux sa plus profonde entaille (… 8 - 10 m en-dessous à Saint Marceau)… ...Les méandres orléanais ne font pas plus exception que les sections rectilignes… Ils sont déjà sculptés dans la masse des assises aquitaniennes « . On en trouvera d’autres preuves, historiques, comme celle-ci : Lorsqu’en 1569, Charles IX et ses copains soulevèrent les voiles des jeunes mariées huguenotes sur le pont des Tourelles ; elles revenaient du Château de l’Isle, seul lieu encore ouvert au culte protestant, de l’autre côté de la Loire. Les modifications du lit de la Loire proviennent en fait principalement des arasements d’îles faits par les hommes, et des modifications des confluents des ruisseaux qui longent la Loire avant de la rejoindre. Quant à la mémoire inconsciente du déplacement du lit du fleuve, ne faut-il pas surtout y voir un essai d’explication d’un phénomène qui ne manquait de frapper nos ancêtres, celui des diverses « terrasses » laissées par les glaciations qui se sont succédées au début du quaternaire ? (7) Yves…

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Saint Loup – La naissance d’une fête

Bonsoir à toutes et à tous, Continuons avec le 5ème paragraphe de l’étude de l’APA (Atelier Public Abraysien d’urbanisme et d’architecture) de juin 1987 sur le quartier St Loup/Bourgogne, étude préalable à l’aménagement de ce quartier. 5ème paragraphe :La naissance d’une fête « Lors de la suppression du monastère, des marchands de gâteaux se rendaient dans l’allée du couvent que parcouraient un grand nombre de promeneurs, tandis que des danses et des buvettes s’établissaient sur la petite place Saint Loup : le nouveau propriétaire eut beaucoup de peine à faire renoncer le public au droit qu’il croyait avoir de prendre ce jour-là possession de l’allée intérieure du couvent qui subsiste encore. Aujourd’hui, cette réunion villageoise, appelée « Corps St Loup » a toujours lieu, et pour peu que le temps soit beau et Pâques un peu haut en saison, la population d’Orléans et des environs se porte en foule à St Loup, où se trouvent des marchands, des bateleurs, des danses, et des guinguettes ». (6) Le nouveau propriétaire détruisit effectivement pas mal de choses, dont le petit cabinet dominant la Loire……..avant de voir en 1814 les Cosaques arriver…...et repartir, les Ulhans en 1870, les prisonniers allemands pendant la guerre de 1914. Que de souvenirs guerriers ! Bonne soirée à vous, et à demain pour le paragraphe 6 de l’étude. Photo JJR (6) Extrait du Moniteur du Loiret - 12 mars 1856 - Vergnaud -Romagnési Vue de l'extérieur Vue de l'intérieur du parc

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Saint Loup – Heurs et malheurs de l’abbaye royale

Bonsoir à toutes et à tous, Continuons avec le quatrième paragraphe de l’étude de l’APA (Atelier Public Abraysien d’urbanisme et d’architecture) de juin 1987 sur le quartier St Loup/Bourgogne, étude préalable à l’aménagement de ce quartier. 4ème paragraphe : Heurs et malheurs de l’Abbaye royale Dès 1448, le couvent est reconstruit, ravagé par les protestants en 1560. En 1580, la prieure fait contruire une église plus vaste à côté de la vieille nef qui restait de l’ancienne église, et en profite pour expulser les paroissiens qui continuaient à considérer la chapelle comme leur cure. C’est pourquoi , Saint Loup n’est pas devenu une commune ……. En 1639, le couvent est élevé au rang d’abbaye royale (5). Et la décadence commence, qui ira jusqu’en 1792. En 1692, construction du grand mur sur la route nationale. En 1694, un moulin à vent en pierre. En 1714, construction des éperons de la terrasse. En 1719, reconstruction du couvent, le bâtiment de l’abbesse faisant à la Loire et un petit cabinet pour profiter de la brise du soir à l’angle Sud-Ouest de la terrasse. Bonne soirée à vous, et à demain pour le paragraphe 5 de l’étude. Photo JJR (5) « L’abbaye royale de St Loup » - André Laurenceau Avenue Charles Péguy : le mur (à droite)

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Saint Loup – L’Abbaye – Elle n’a duré qu’un seul hiver….

Bonsoir à toutes et à tous, Poursuivons avec l’étude de l’APA (Atelier Public Abraysien d’urbanisme et d’architecture) de juin 1987 sur le quartier St Loup/Bourgogne, étude préalable à l’aménagement de ce quartier. 3ème paragraphe : Elle n’a duré qu’un seul hiver …… Il s’agit, bien sur, de la fameuse bastille. On va voir pourquoi. En 1259, l’abbaye est achevée et sera protégée par une grosse tour dominant la Loire et des fortifications. En 1359, le monastère est ravagé par le Prince Noir, puis se rétablit. En 1428, au début du siège, à l’automne, les Orléanais, comme ils l’avaient déjà fait en d’autres occasions, rasent leurs faubourgs, y compris le monastère de Saint Loup et ses fortifications (malgré sa distance de la ville, dont la porte était au droit de la rue du Bourdon Blanc). Les anglais s’installent alors dans les ruines, et y construisent une bastille (pour l’essentiel en bois, certainement, comme les autres bastilles du siège). On sait que la bastille était implantée autour de la chapelle du monastère, parce que, lors de sa prise par Jeanne d’Arc, furent sauvés des Anglais réfugiés dans le clocher de l’église qui n’avait pas été démolie ; c’était le 4 mai 1429. Aussitôt, des maçons d’Orléans viennent détruire ce qui reste de la bastille (4). Elle n’a donc été debout que durant l’hiver 1428-1429, et on ne risque pas de la découvrir en fouillant la pointe Saint Loup ! (4) - D’après « Les comptes de forteresse » voir F. Michaut – Fréjaville Bonne soirée à vous, et à demain pour le paragraphe 4 de l’étude. CPA Collection G. Creusillet La chapelle St Loup

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Saint Loup : La naissance de l’Abbaye

Bonsoir à toutes et à tous, Poursuivons avec l’étude de l’APA (Atelier Public Abraysien d’urbanisme et d’architecture) de juin 1987 sur le quartier St Loup/Bourgogne, étude préalable à l’aménagement de ce quartier. 2ème paragraphe : La naissance de l’abbaye On peut estimer que ce lieu était inhabité. La découverte en 1867, à l’angle de la rue d’Ambert, d’un caveau funéraire, en est l’indication. Les tombeaux étaient implantés sur les voies à la sortie des villes, comme la voie Appia à la sortie de Rome. Cette appréciation est peut-être confortée par la découverte d’un trésor à St Jean de Braye en 1949, le long de la voie d’Autun : certains de ces trésors ont été retrouvés hors des agglomérations, au bord de voies de communication, enterrés par des populations craignant une invasion ; celui de Saint Jean de Braye (552 pièces) le fut en l’an 274 (2). La route vers Sens et Trèves est la route des grandes invasions, c’est elle qui permit à Attila de camper ici en 451 et de lever le siège d’Orléans après la supplique de Saint Aignan. A la fin du VIème siècle, un château féodal (en bois certainement) s’élève près de la Loire, où naît Saint Loup, futur évêque de Sens. En 631, à la mort du saint, on y édifie une chapelle. En 1227, le chapitre de Saint Pierre Empont devient propriétaire des lieux et en fait une cure. En 1249, l’évêque d’Orléans y installe des nones. C’est la naissance de l’abbaye de Saint Loup (3). Sources : (2) « Le trésor de Saint Jean de Braye » - revue numismatique - 1954 - Gabrielle Fabre et Monique Mainzonet (3) Vergnaud - Romagnési - 1856 Bonne soirée à vous, et à demain pour le 3ème paragraphe de l’étude Photo JJR : La chapelle aujourdhui sur la propriété de St Loup La chapelle aujourd'hui sur le site de…

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